Béatrice Nicodème romancière

Olivia et Jonathan Cavendish

Olivia et Jonathan CavendishOlivia et Jonathan sont deux adolescents du XXIe siècle. Avec leur mère, dont le travail consiste à écrire des guides touristiques pas comme les autres - et avec leur père, lorsque celui-ci peut les rejoindre -, ils parcourent l’Europe. Au fil de leurs déplacements, ils consignent leurs aventures dans un log book commun. Les voyages, pour la tribu Cavendish, ressemblent beaucoup plus à un maelstrom qu’à une paisible rivière…


CHRISTOPHER, le père

40 ans

  • Origine : écossaise.
  • Ingénieur sur des chantiers de construction aux quatre coins du monde.
  • Physique : 1m85 et 93 kilos de muscles, crâne dégarnie, menton de lutteur.
  • A été champion de cricket quand il était étudiant.
  • Rire tonitruant et sens de l’humour.
  • Tient toujours ses promesses mais rate fréquemment l’avion.
  • Gourmand, expert ès-whisky.
  • Fan de cinéma et de vieilles églises.
  • Ne se sépare jamais de son agenda électrique ni de son portable (dont la sonnerie reproduit l’hymne écossais O Flower of Scotland).
  • Surnoms (selon l’humeur de ses enfants) : Etoile-filante ou Fuseau-horaire.


TIPHAINE, la mère

38 ans

  • Origine : bretonne (Douarnenez).
  • Rédige des guides touristiques insolites où l’on parle de préférence de ce que n’abordent pas les guides " normaux ".
  • Physique : petite et mince, porte des vêtements improbables qui ne vont jamais ensemble.
  • Principal trait de caractère : la distraction (elle est capable d’attendre au panneau stop que le feu passe au vert, et de ranger du courrier dans le réfrigérateur).
  • Ne se nourrit que par nécessité et n’a jamais ouvert un livre de recettes de sa vie.
  • Ne voyage pas sans Double-Fond, un sac immense où les objets disparaissent corps et biens, et Punaise, un panneau de liège sur lequel elle note ses rendez-vous (qu’elle oublie le plus souvent).
  • Parle plusieurs langues, se débrouille en arabe et rêve d’apprendre le mandarin.
  • Fan d’art moderne.
  • Se passionne pour les crimes étranges (uniquement ceux du passé).
  • Aime se lever tôt.
  • Surnoms (attribué par ses enfants selon son humeur) : La Sardine ou Chouchen.


OLIVIA

14 ans

  • Physique : de petite taille, très brune, est désespérée par ses cheveux frisés et par ses lunettes.
  • Cuisinière de choc, elle désespère de convertir sa mère et son frère à la gastronomie.
  • D’une précision obsessionnelle pour l’heure, elle ne pourrait vivre sans sa montre chronomètre.
  • Son esprit de synthèse et son optimisme lui permettent d’ailleurs fréquemment de remettre les pendules à l’heure dans les élucubrations de son frère.
  • Très bavarde, elle a un art consommé pour amener les gens à dévoiler leurs batteries ou à faire ses quatre volontés. Une exception : elle n’a jamais réussi à obtenir de ses parents qu’ils lui paient des lentilles de contact.
  • Elle se lève à l’aube, ce qui lui permet de préparer des petits déjeuners pantagruéliques.
  • Injure que lui lance parfois son frère dans les moments de grand conflit : Espèce de panse de brebis farcie !


JONATHAN

13 ans

  • Physique : mince, cheveux blonds (le plus souvent ébouriffés).
  • Comme sa mère, il adore les mots. Au besoin, il en invente.
  • Très doué pour les langues, il ne se prive pas de se moquer du mauvais accent de sa sœur lorsqu’elle tente de parler anglais.
  • Comme sa mère encore, il méprise la nourriture. Une exception : il adore le riz au lait (peut-être parce qu’Olivia le déteste).
  • Mais ses qualités de sportif, c’est de son père qu’il les tient.
  • Il aime la nature, en particulier les oiseaux et les plantes. Germaine, sa tillandsia, est l’objet de soins attentifs.
  • Rêveur et souvent angoissé, il n’a pas son pareil pour flairer le danger, mais ses craintes superstitieuses l’égarent parfois.
  • Frileux, il passerait volontiers la moitié de ses journées sous la couette.


Écrire à deux

Nicodème & Lefèvre, qui signent les romans de la série " Europa ", sont deux personnes bien distinctes. Mais le travail à deux est assez semblable à celui de l’écriture en solo : création des personnages, construction d’une intrigue solide et, enfin, passage à l’acte.

N & L endossent alors chacun leur personnage (la distribution des rôles restera un secret de fabrication), chacun se chargeant des interventions du sien dans le log book. Pour les parties narratives, c’est selon l’inspiration, en respectant une relative alternance. Les chapitres s’écrivent dans l’ordre, ce qui permet à chacun de réagir au travail de l’autre et, souvent, de créer des surprises qui sont l’essence même du suspense (dixit Hitchcock). La dernière étape - relecture et lissage de l’ensemble - n’est pas la plus facile. C’est l’heure des renoncements, où l’autre balaie d’un froncement de sourcils un paragraphe sur lequel on a sué sang et eau. Le moment, aussi, où on soulève des lièvres, en découvrant par exemple qu’un personnage utilise au chapitre 15 un portable qu’on lui a volé au chapitre 12… Le pain quotidien des auteurs de polars, en somme.

Extraits de mails de N à L et vice-versa

- J’ai lu ton texte ce matin. Excellent, super, très vivant. Les personnages sont tous là : Tiphaine et ses histoires d’amour, Olive telle que je l’imaginais, et les deux autres en creux… J’ai moins avancé que je ne l’aurais voulu, bref, pas d’envoi maintenant. Je vais grignoter et j’y retourne.
- Je n’ai pas lâché le chapitre 5 avant de lui avoir fait rendre gorge. J’ai tout réécrit et je pense avoir trouvé la bonne direction. J’attaque le 6e chapitre. Si tout va bien je devrais rattraper le retard…
- Excellente idée d’installer les lignées. OK pour la grand-mère maternelle en banlieue parisienne et pour les grands-parents écossais plutôt qu’anglais.
- J’émerge de la maison rouge… Pour le chapitre 7, OK pour tes corrections. Sacrée trouvaille, le pipit farlouse, je ne connaissais pas !
- Il faudrait que j’écrive assez vite 13 et 14 pour que tu n’avances pas trop à l’aveugle. Mais si je relis, je n’écris pas. Et si j’écris sans avoir lu, je risque d’introduire des incohérences. Alors que faire ? Je relis en vitesse, ne corrige rien, tente d’écrire vite ? Pfffff…
- Je te renvoie la 2e version du chapitre 9. Un gros morceau... Les relations familiales sont très bien rendues, et la scène à la cabane rondement menée.
- Quand je vois le chapitre 27, j’ai des nœuds dans l’estomac. Je suis à la porte de l’aéroport : je dois entrer maintenant ! Que de tension à la fin d’un book ! C’est toujours le même maelström. Allez, j’y vais !


 
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